Deux appareils, deux logiques d'entretien
L'âtre — le foyer ouvert traditionnel, sans porte ni vitre — et l'insert — un foyer fermé installé dans un âtre existant — sont tous les deux soumis à la même obligation légale : un ramonage au moins une fois par an, avec certificat remis à l'issue de l'intervention. Mais dans les faits, leur rythme d'encrassement et les points de vigilance ne sont pas identiques.
Un âtre ouvert s'encrasse plus vite
Sans porte ni vitre pour réguler l'arrivée d'air, le tirage d'un foyer ouvert est moins maîtrisé qu'un appareil fermé, ce qui favorise les dépôts de bistre et les projections d'étincelles. Pour un âtre utilisé régulièrement en hiver, un second ramonage en cours de saison est recommandé, en plus du passage annuel obligatoire.
Un insert demande une vigilance différente
Le foyer fermé d'un insert améliore le rendement de chauffe, mais son entretien inclut des points spécifiques que l'âtre n'a pas : nettoyage de la vitre qui noircit avec l'usage, et vérification des joints d'étanchéité de la porte. Le ramonage du conduit de fumée et du conduit de raccordement reste identique.
Faut-il transformer son âtre en insert ?
Beaucoup de propriétaires d'âtre finissent par installer un insert : meilleur rendement, conduit qui encrasse moins vite, et confort d'usage supérieur. Ce n'est pas une obligation, mais c'est un choix que beaucoup font après plusieurs saisons de chauffe au foyer ouvert.
Dans tous les cas, un certificat annuel
Que ce soit pour un âtre ou un insert, le certificat de ramonage daté et signé, remis à la fin de chaque intervention, est le document que votre assurance habitation vous réclamera en cas de sinistre.
Article rédigé par Marco Faucon, expert ramonage certifié COSTIC — ProRamonage 64, Pays Basque & Sud des Landes.